Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 03:59

L’herbe est-elle plus verte dans le pré du voisin qu’il t’en prend l’envie d’en brouter le gazon ? Tu ne peux t’empêcher de regarder dans l’assiette de ta voisine avec convoitise, comme elle se régale d’une portion bien plus conséquente de saucisse servie avec sa paire de patates chaudes ? Qu’à cela ne tienne, les amis, nous allons ici décrypter le pourquoi du comment … et surtout, le comment faire !

 

Ami lecteur, tu promènes ton corps solitaire sur les rives, le regard vague. A l’instar de l’orage qui s’annonce et dont le vent crée des ondes irrégulières à la surface de l’eau, tes pensées se bousculent sans cesse dans ton esprit, de par les concepts philosophiques que ton géni brillant développe en permanence, comme à son habitude, lorsque tu te promènes sur les quais. Soudain, un ange passe à portée et te sourit, t’inondant de lumière, t’irradiant de chaleur. Tu sens la félicité t’emplir … et le disque détail violement quand tu le vois, main dans la main avec un(e) autre. Soudain, il pleut.

 

Eh bien oui, ta cible est déjà prise.

 

Mais tu es un guerrier. Tu ne te laisses pas démonter si facilement, et c’est seulement en tentant ta chance que tu seras à même de faire définitivement une croix sur tes espoirs. Tu vas donc te battre comme l’être primitif qui souhaite s’attirer les faveur de sa future moitié.

 

Que le meilleur gagne.

Enfin, « que le meilleur gagne », ami lecteur, tu pars avec un certain handicape : ta cible est déjà sous l’emprise d’un(e) autre ! Vous ne lutez pas à armes égales et si tu veux la jouer fairplay, tu vas te faire littéralement laminer, défoncer, piétiner comme une déjection canine sous un soulier gauche et ça ne te portera pas chance. Qui plus est, ta cible aura une bien piètre opinion de toi, tu seras la chaudasse de service ou le mort-de-faim du coin. Le risque majeur étant qu’une partie d’un membre antérieur de ton/ta rival(e) ne vienne s’écraser sur ta face. Non, piquer celle ou celui d’un(e) autre demande beaucoup de finesse et n’est pas gagné d’avance.

 

Prendre la température

Idéalement, mieux vaut être l’ami asexué du couple ou du moins, de ta cible. Il y a plusieurs façons d’être asexué aux yeux des individus de sexe opposé, ou en tous les cas, que tu ne sois pas considéré comme un(e) rival(e) pour l’individu de même sexe, ni comme chasseur/se pour ta cible. Il faut donc pour cela :

-être en couple

-être homosexuel

-être en fauteuil roulant

-s’intéresser ouvertement aux individus de sexe opposé devant sa cible

-être très moche … mais pour ce dernier point, je sais que tous mes lecteurs sont des gens beaux et brillants … comme il ne concernera personne susceptible de lire ces pages, évinçons-le d’emblée.

 

Prétend-donc, au choix, à l’un ou l’autre de ces statut et comporte-toi en accord avec ton choix. Ce sera dans ces instants là que tu ne regretteras pas l’année passée dans la classe Mme Bolino à réciter des extraits de pièces de théâtre devant tes camarades. Enfin, tes talents d’acteurs seront utiles à ton quotidien.

Tu es à présent asexué (du moins tu ne sembles constituer une menace pour personne) et ainsi, tu peux infiltrer l’environnement proche de ta cible avant de l’infiltrer tout court.

 

Dans les confidences du couple, tu sauras tous les petits secrets, les petites cachotteries, les petites frustrations quotidiennes, de l’un et de l’autre et les défauts de ton/ta rival(e).

 

Etre tout ce que l’autre n’est pas

C’est une règle de base pour piquer la moitié d’un(e) autre. Maintenant que tu as parfaitement ciblé les lacunes du couple, ce qui manque à ta cible, ses besoins, ses faiblesses, ce qu’elle recherche chez un individu de sexe opposé, tu vas t’employer à être meilleur(e) que ton/ta rival(e).

 

Avoir les qualités que ton/ta rival(e) n’a pas, et aucun de ses défauts

« Ah oué, John pisse dans le lavabo ? Moi je ne fais pas ce genre de choses » ou bien « mmh, j’ai appris que Cindy n’aimait pas trop quand tu faisais des soirée match/bières/pizzas avec tes potes … c’est dommage, moi j’arbitrerais volontiers vos concours de rots ! ».

 

Etre dans les confidences

Souviens-toi de cet article  La béquille, tu seras la béquille de l’ombre, l’oreille attentive, le/la confident(e) de ta cible, certes, mais également de ton/ta rival(e).

De ta cible tu seras la bonne âme qui écoute, qui réconforte, qui console, à qui elle peut parler quand elle ne souhaite pas parler à sa moitié comme cela arrive parfois dans le couple … bon, ok, pas forcément les couples idéaux, mais qui n’a jamais envie de se plaindre de temps à autre de sa moitié ? Hein ? Moi je peux vous dire que si j’en avais une, là, elle en prendrait pour son grade, tiens !

De ton/ta rival(e) tu écouteras les complaintes également, les confessions qu’il/elle te livreras sans honte, car toi aussi tu es un(e) homme/femme et tu seras à même de le/la comprendre. Pourquoi perdre ainsi ton temps ? En vue de nourrir le point stratégique suivant …

 

Cracher sur l’ennemi(e)

Tu as bien pris des notes lors des confidences de ton/ta rival(e) ? Bravo, tes efforts vont payer, dès lors que tu balanceras à la face de ta cible tout le mal que sa moitié pense d’elle ou lui fait. Et Paf !

« Eh, John, tu savais que Brenda avait embrassé Brandon à la soirée de Stacy ? … oh elle s’en veut tu s … » mais John est déjà parti exiger des comptes à Brenda et tu n’as qu’à patienter sagement et attendre ton heure, tapis dans l’ombre. Nourris-toi tu sang des rats pour t’occuper.

« Cindy, tu es magnifique aujourd’hui, je ne vois vraiment pas pourquoi Stephen dit que tu as grossi comme une vache sous cortisone depuis que vous êtes ensemble ». Cindy pleure et insulte Stephen ? Bravo ! Saigne donc un chaton sur l’Autel des Ombres pour fêter ça dignement !

 

Voilà, nous avons fait le tour des mécanismes subtiles que tu peux mettre en place, mais gardons en tête quelques détails. Amie lectrice, ne sous-estimes jamais le pouvoir d’un superbe décolleté sur ta cible qui, après tout, n’est qu’un homme. Ami lecteur, ne sous-estimes pas le pouvoir de quelques shots dans une ambiance festive pour emballer ta cible, l’air de rien, c’est d’ailleurs même pas dit qu’elle s’en souvienne par la suite.

 

Enfin, pour piquer celle ou celui d’un autre, il y a une dernière solution : être séduisant et brillant … et surtout, être au bon endroit au bon moment.

Par the scientist - Publié dans : How to
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 06:02

C’est une question que l’on entend parfois, dans la bouche d’un(e) ami(e), dans la rue, qu’on lit au détour d’un blog rose bonbon, ou dans les commentaires liés à ce sujet épineux. Ou peut-être te l’ais-tu déjà posée à toi-même, cette question stupide. Le genre de phrase clichée typique suivant une rupture pénible et pas encore totalement digérée … ou face à un célibat trop long empreint de désillusion.

Tu me vois déjà venir avec mes répliques acerbes, aigres et cruelles, n’est-ce pas ? Bien que ce soit très tentant, je me retiendrai, ami lecteur, de te dire ce que je pense au fond de moi … oh et puis si : on ne rencontre que des gens à son image.

 

Sérieusement, il n’y a pas de loi pour ces choses-là, sinon celle qui veut que, tout comme en informatique, le seul vrai problème potentiel a actuellement les yeux fixés sur l’écran (en général on dit plutôt « entre la chaise et le bureau » mais à l’heure actuelle, où on tweet en faisant caca, cette expression est totalement has been).

 

Je suis une victime

Oh, que c’est commode ! Oui se poser en victime est certainement le plus constructif et le plus sain à faire. Se faire plaindre est de loin la solution qui résoudra tous tes problèmes, ami lecteur. Tu n’es qu’un pauvre petit être faible, un martyre du sort, sur lequel s’acharne la fatalité impitoyable dont les desseins imprévisibles s’organisent et persécutent avec une joie cruelle ta pauvre personne suppliciée pour ne te faire rencontrer que des con(ne)s. C’est évident.

 

Ton ami(e) est une victime

Si par malheur un(e) ami(e) à toi venait pleurer dans tes bras en bavant combien le sort est cruel de ne lui faire rencontrer que des con(ne)s, je t’invite à l’insulter copieusement et à lui dire qu’il l’a bien cherché car on ne fréquent que des gens à son image … ou du moins, on a, en théorie, le choix. Tu pourras le/la gratifier au passage de quelques insultes supplémentaires bien méritées, mais je te laisse carte blanche pour exprimer pleinement ton ressenti de l’instant.

 

Pourquoi je ne rencontre que des con(ne)s ?

Une réflexion cruellement logique m’empoigne les tripes et je me dois de la vomir en l’instant : cher(e) ami(e), ne t’es-tu pas rendu compte au moment où tu l’as rencontré(e) que l’autre était un(e) con(ne) ? Je veux dire, ça se voit ! Non ? Etre con est une maladie à plein temps, riche de symptômes en tout genre qui font te dire rapidement en ton for intérieur « mmh, non, celui-là, je le trouve définitivement con » et voilà, tu as su dépister la connerie avec succès et tu peux choisir de l’éviter. Il faut parfois savoir se fier à sa première impression.

 

Parfois, pour toi, être con c’est simplement avoir des idées qui ne sont pas les tiennes … mais là, j’ai alors envie de dire que n’est pas con celui qu’on croit ! Cependant, je m’arrête là car j’entre dans une discussion philosophique qui serait totalement contraire au niveau intellectuel (bas) que je souhaite maintenir en ces pages.

 

Les cons

Cette option écartée il y a le con qui semble normal mais qui s’avère méchant, inutile, stupide, malhonnête, … Il faut voir cet aveu de connerie comme l’opportunité pour toi, ami lecteur, de t’en défaire plus facilement afin d’éviter son emprise démoniaque sur ta personne fragile.

Les exemples typiques en couple seront :

-La chieuse : elle te rabaisse tout le temps devant tes amis, elle fait de toi son esclave personnel, elle te considère comme un sous-homme et fricotte avec toutes les opportunités masculines à portée, elle ne s’en cache d’ailleurs pas ! Elle prend tout de toi et ne te donne rien en échange. Elle fera la gueule en soirée avec tes amis car elle ne les aime pas et elle s’ennuie … et elle a décidé de faire la gueule. Elle fera la gueule quand tu voudras passer un moment avec tes amis … rien que pour te faire chier … et si tu restes avec elle, elle fera quand même la gueule.

-L’attardé : il est gentil, mais juste gentil … tellement gentil qu’il est bête et tellement bête qu’il est parfois méchant … et parfois il est même pas si bête, mais simplement méchant. La bêtise rend agressif et face à sa propre stupidité, acculé, il trouve des parades d’agressivité ou de mensonges afin de tenter de détourner l’attention de son imbécillité.

-Les papillons : les papillons papillonnent ! C’est connu ! Si tu en attrapes un dans tes filets, inutile de te battre pour qu’il y reste. Aller voir ailleurs est dans sa nature. Si tu le forces à rester tu le forces à te trahir, et tu fais de lui un(e) con(ne). Et ce sera uniquement de ta faute !

-L’indécis : celui après lequel tu cours, celui avec lequel tu rames. Il ne sait pas ce qu’il veut et te sollicite autant qu’il t’ignore. Mais crois-moi, s’il te voulais vraiment, il ne serait pas si indécis.

 

Chacun des exemple précédents peuvent aussi bien s’appliquer à des hommes qu’à des femmes : pour preuve, j’ai connu un homme qui était une vraie chieuse !

 

Il y a surement des milliers d’autres types de gens que l’on peut fréquenter pour les appeler « cons » à la fin de la relation. Et si j’osais, je t’inviterais, ami lecteur à commenter cette page pour partager d’autres exemples … mais comme ces appels ne font jamais vraiment écho, j’abandonne ces lacunes avec regret en me disant que j’ai contribué à la science fondamentale en matière de recherche sur les cons seule et du mieux que j’ai pu ...

Par the scientist - Publié dans : Personnages
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 00:06

Après l’article Tu crois que je lui plais ? , puis Eh merde … je crois que je lui plais … , voici l’article Dis-moi que j’te plais ! qui permettra d’ajouter un peu de confusion et de trouble au lecteur en quête de réponses que jamais il ne trouvera ici. Si toutefois mes propos étaient encore trop clairs, je t’invite, ami lecteur, à te vaporiser les globes oculaires avec un mélange de jus de citron et de tabasco.

 

Il y a quelque chose de génial dans le fait de plaire. C’est comme si les autres étaient un miroir et qu’à travers leurs regards ébahis on pouvait y lire notre propre beauté.

 

Ami lecteur, ne nous mentons pas, plaire fait du bien à l’égo. C’est un plaisir simple qui renvoie à la perception intime que nous avons tous de nous-même. D’ailleurs qui n’aime pas plaire ? Tout le monde aime plaire ! Que ce soit de façon active (en séduisant, le regard félin et les dents blanches) ou passive (en se sachant désiré(e) et en étant conscients que les pervers(es) les plus laid(e)s se masturbent probablement en pensant à nous), plaire c’est quand même pas mal.

Mais plaire à beau être un plaisir égocentré, n’omettons pas qu’en plaisant nous offrons également un peu de bonheur aux victimes de nos charmes.

 

Moi-même quand je rentre dans une pièce ou que je me promène dans la rue, et que le mâle en rut m’observe béat, le regard vitreux et la bouche sèche tant il est fasciné par ma personne merveilleuse et mon charisme légendaire, je me congratule du bonheur fugace que je donne, un instant, au pauvre hère. C’est parfois tellement simple de donner un peu de enchantement au monde, pourquoi s’en priver ?

 

Plaire est donc autant égoïste qu’altruiste.

 

Je ne reviendrai pas sur les signes évidents qui montrent que l’on plait à quelqu’un, je les ai évoqués ici, ni les désagréments que l’on peut rencontrer quand on plait à quelqu’un dont on n’a que faire car ils sont développés .

Ce qui va nous intéresser ici est tout autre : simplement le fait de plaire.

 

Tu me plais en silence

Il est claire que cela rassure même les plus auto-satisfaits d'entre nous. C'est indéniable, nous avons tous besoin de se sentir désirés, convoités, d'être un objet de fantasme. Sentir le regard de l’autre comme une caresse subtile sur son corps, un compliment muet, le préliminaire au préliminaire des préliminaires.

 

Car oui, le plus souvent, ce sont les regards qui sont les plus éloquents. Qu’ils soient répétés ou insistants, subtiles ou non, ils sont silencieux. Ils n’engagent à rien et si on souhaite s’arrêter là, on peut.

 

Mais personnellement, s’il m’arrive de me retourner quelques fois sur des hommes magnifiques, je regrette souvent que ma timidité me retienne. Parfois je regrette de ne pas assumer totalement mon regarde de merlan frit et de ne pas faire de mon compliment muet, une éloge à sa beauté, ses yeux azures (ou ébènes, émeraudes ou dorés), son corps de dieux grec, son charisme évident par un simple : « pardon de vous dévisager de la sorte, je ne suis pas autiste, non, mais simplement subjuguée par votre beauté naturelle et sans entrave ». Mais je crois, hélas, que ça n’est pas demain la veille que je dirai à un bel inconnu qu’il est bel homme.

 

Tu me plais et je te le dis

Cela m’est arrivé quelques fois, que l’on fasse l’éloge de ma beauté de vive voix. Bon, bien sûr, pas en ces terme. En général on m’interpelle plutôt d’un « wah t’es bonne ». Ce qui, étrangement ne me flatte pas plus que ça.

En revanche, ami lecteur, laisse-moi te conter une anecdote qui fût, un temps, ma fierté et ma gloire. Il y a un peu plus de six mois de cela, alors que j’étais en déplacement professionnel, un jeune homme, sur une place publique clermontoise noire de monde (autant qu’elle peut l’être à Clermont-Ferrand tout du moins), me jeta à la face un « wah t’es bonne » sans autre forme de procès. Prise de court et surprise par cet affront à mi-chemin entre l’insulte et l’éloge, je lui répondis en un souffle d’adrénaline « wah-toi-aussi-t’es-bonne-t’as-vu ». La place entière applaudit ma spontanéité, cria mon nom en lançant des confettis et en agitant, de toutes part, des drapeaux à mon effigie, en me portant en triomphe et on offrit de faire de moi la nouvelle chef du village en sacrifiant un panda.

 

Cependant, par bonheur, « être bonne » n’est pas le seul compliment dont un inconnu m’ait gratifiée. Un jour où je m’étais épilé la moustache et fait éclaté quelques boutons d’acné avant boire le sang d’un chaton de bon matin, tandis que je rejoignais la gare à pieds, un très aimable « -excusez-moi … ? » me sortit de mes rêveries habituelles de meurtres d’enfant. Prête à rétorquer que je n’ai pas le temps pour un sondage sauf si on peut y gouter des chocolats, je jette dans un soupire exaspéré un « - … oui ? » telle une vraie connasse parisienne en exile provincial. Il me répond avec un sourire « -je voulais juste vous dire que vous êtes très belle. ». Subjuguée je laissais tomber un « -merci … » avec mes deux bras et ma mâchoire. Sans trop savoir quoi ajouter, stupide, béate je restais là tandis qu’il poursuivit son chemin comme si de rien n’était.

Je ne lui aurais gère retourné le compliment, mais tout changea en moi : un sourire naquit au coin de mes lèvres sèches de frustrations quotidiennes et ne mourut qu’au soir venu quand je m’endormais dans de doux rêves où, comme d’habitude, j’avais conquis le monde par la violence.

Cet inconnu avait rendu ma journée belle, par ce compliment gratuit et sans détour. Par sa simplicité, sa pureté et son honnêteté … enfin, ami lecteur, comprends-moi bien par « pureté » je n’exclue absolument pas, pour autant, qu’il se soit tripoté plus tard avec l’image mentale que je lui avais laissée. Mais ça, je n’ai pas les moyens de le contrôler … pour l’instant du moins. Mais il ne m’a rien demandé, pas un numéro de téléphone, pas de proposition indécente, rien, il n’attendait ni n’espérait rien de moi. Un compliment gratuit et chaste que je ne pouvais que recevoir avec gratitude.

 

 

 

Alors voilà, ami lecteur, ce que je te propose : Open Blog express ! Sortez vos agendas et notez, pour la semaine prochaine.
Pour rendre ce monde un peu meilleur, de temps à autres, lâchons à la face d’un être beau tous le bien que nous pensons qu’il procure à nos yeux. Peut-être que dans le lot certains nous retourneront ce compliment, mais qu’importe, faisons-le gratuitement, sans rien attendre en retour, sans drague, sans perspective coïtale, sans l’espoir d’un miroir car nous serons le miroir. Juste comme ça, pour rien, pour simplement dire à l’autre que sa beauté est remarquable.

Ami lecteur, je serais bien heureuse de lire tes impressions sur l’art de signifier à un(e) inconnu(e) qu’il/elle te plait ou la façon subtile avec laquelle quelqu’un te l’a signifié. Alors comme toujours, j’attends vainement tes réactions dans les commentaires ci-dessous, sur la page Facebook du blog, twitter (@singlexperiment), e-mail, ou n’importe où, qu’importe. Et tu as aussi le droit de me taper sur les doigts pour ce trop long silence : c’est inadmissible ! Je m’en offusque moi-même !

Par the scientist - Publié dans : Mise en situation
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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 14:50

Tu l’as lu dans l’article précédent, je suis nostalgique des débuts de ce blog. Bon, bien sûr, depuis de l’eau a coulé sous les ponts. Je me pavane dans mon arrogante célébrité crachant sur mes lecteurs puisque si certains se vexent, d’autres liront toujours ! Comme toute star digne de ce nom, je roule en limousine, je m’hydrate au champagne et prends tellement de coke qu’en y ajoutant des œufs, je pourrais faire des gâteaux. Mais les débuts restent les débuts. Et si je suis nostalgique de la sorte c’est parce que ce blog est mon premier, mon seul, mon Précieux. Eh oui je me suis dépucelée de blogging avec toi, cher ami lecteur fidèle, j’espère que tu es flatté de cet honneur ! Si ça n’est pas le cas tu devrais. Une première fois restera pour toujours la première et sera donc toujours remarquable, aussi quelconque soit-elle. C’est pourquoi on a une réelle tendance à l’enjoliver.

Premier regard
Il se souvient de la première fois où il posa les yeux sur elle. Ce fût un enchantement. Il se souvient s’être dit que tout lui plaisait chez cette femme. Son sourire, sa tenue, ses yeux, son allure, … tout. Il sût immédiatement qu’il ne pourrait supporter de tourner les talons sans lui parler, ou sans tenter de la séduire. En attendant il lui était impossible de détourner ses yeux de cette créature divine aux allures de diva d'antan.

Elle se souvient du regard pesant de cet inconnu dans le bus. Ses yeux creux et vitreux, sa bouche entrouverte laissant filer un peu de salive qui s'étalait mollement  sur le col de sa chemise. Elle fuyait son regard glauque et tenta d'alerter le commissariat local de la présence inquiétante d'un dégénéré en liberté dans le bus de 8h11.

Premier baiser
Elle se souvient, encore nostalgique et rêveuse, le regard flou, perdue dans les méandres de sa mémoire. Elle se souvient de leur premier baiser. C’était comme dans un rêve. Montmartre à l’aurore printanière, un froid vif et clair, les oiseaux s’éveillent et osent timidement piailler ; au loin les premiers échos de circulation rappelant cette scène surréaliste à quelques matérialités. Il la regarda intensément comme pour s’imprégner de l’instant et posa ses lèvres sur les siennes avec douceur et passion. C’est à ce moment précis que le soleil s’est levé, les inondant de sa chaleur voluptueuse et rassurante.

Il se souvient de la première fois où il l’a embrassée. Il faisait terriblement froid, il savait pertinemment qu’elle ne voudrait pas coucher avec lui car « Madâme a des principes » (cf : Coucher le premier soir). Lassé d’une soirée trop longue, il s’est enfin décidé à l’emballer, hésitant tout de même, il la regarda quelques longs instants, avant de finalement mettre sa langue pâteuse de fin de nuit dans la bouche aux relents de vin bon marché et kébab-oignons des soirées arrosées de sa dulcinée.

Première nuit
Il se souvient avec un sourire vague de la première fois où ils ont fait l’amour ensemble. Il regardait son corps nu et gracieux avec tendresse et désir. En cet instant, il ne voulait qu’elle. Comme si tout ce qui aurait pu lui manquer dans le monde terrestre se trouvait en ce corps qu’il fallait explorer avec soin. Son but ultime se résumait simplement dans l’extase qu’il arriverait à lui donner. Faire de ce corps un vaisseau de jouissance vers son propre plaisir. La faire crier de bonheur, et faire de lui-même la personnification d’une machine à orgasmes multiples. Etre le meilleur coup de sa vie. Le mètre-étalon, l’unité, à laquelle elle ne pourra comparer les autres hommes que par fraction.

Elle se souvient de leur première nuit. Il l’avait agacée profondément toute la soirée pour diverses raisons futiles, mais en trop grand nombre pour être ignorées. Elle ne voulait plus vraiment passer la nuit avec lui, mais le plan étant préétablit, et elle étant sévèrement en manque, elle consentit à s’en tenir au plan initial, faute de mieux. Elle y mit un peu du sien, mais s’en tint au minimum syndical. Il s’évertua à tenter de la contenter par divers biais mais rien n’y fit. Elle se décida enfin à lui donner ce qu’il attendait en feignant la jouissance par divers cris et gémissements tellement sur-joués qu’elle fût fort surprise de constater qu’il y crût sans l’ombre d’un doute.

Premier engagement
Elle se souvient de la façon dont il l’a demandée en mariage. Leur relation était en pleine pente ascendante. Le bonheur inondait leur quotidien de la douce folie de l’amour. Ils parlaient d’acheter une maison dans un hameau paisible, ils évoquaient ce que serait leur vie quand ils auraient des enfants. A la fin du printemps, tandis qu’ils rêvassaient sous un cerisier en fleurs dont le vent déjà chaud balayait les pétales qui tombaient en doux flocons sur la couverture vichy qu’ils avaient déployés pour leur pique-nique, il se tourna vers elle. Il lui ouvrit son cœur comme jamais et lui fît la plus belle déclaration qu’elle n’avait jamais entendue. Les yeux humides, il sorti une ravissante bague de sa poche et  il termina sa déclaration par ces simples mots « veux-tu m’épouser ».

Il se souvient de sa demande en mariage. Après quelques années ensemble, lassé d’une vie de couple trop lisse, il s’était tourné vers bien d’autres femmes, et en vint à tromper sa dulcinée maintes et maintes fois avec quelques fantômes de passage. Une collègue, l’amie d’un copain, et sûrement d’autres, mais il ne tient pas à s’en rappeler. La trentaine avançait doucement. Il se leva de bon matin, décidé à choisir une direction à sa vie. Il hésita quelques instants : une vie d’aléas d’indépendance et de sexe ? Ou une vie de confort, de stabilité et d’engagements ? Il voulait se reproduire, faire perdurer ses gènes, ou comme disent les gens normaux « fonder une famille ». Ce choix s’imposa alors à lui comme une évidence. Il acheta une bague bon marché au Manège à Bijoux et demanda sa compagne en mariage peu de temps après. Ce qui ne l’empêcha pas pour autant de s’en tenir à ses habitudes avec sa jeune collègue et puis l’amie de son copain, et puis d’autres mais il ne se souvient plus de leurs prénoms.

 

 


Eh oui ami lecteur, les premières fois sont belles et uniques. Bon, pas forcément de la même façon pour tous, je te l’accorde, mais qu’importe, elles restent tout de même les premières.

Aller, pour encourager mon premier (et unique) blog pour sa première année d'existence, je t'invite à devenir fanatique sur Facebook, à flatter mon égo dans des commentaires élogieux et à m’insulter copieusement pour ne pas que j’attrape la grosse tête sur twitter (@singlexperiment) !

Par the scientist - Publié dans : Mise en situation
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 14:53

Ami lecteur, vois-tu, cela fait un an que j’alimente plus ou moins régulièrement ce blog au design optimisé 5 couleurs qui requière, en vérité, bien moins de bits que je n’en ai connu. Regarde un peu ce site, cet échec graphique, cette insulte à l’esthétisme naturel auquel l’Homme a toujours aspiré. Bon sang. Quand je repense à il y a un an, à la naissance de ce blog, je me revois choisissant au hasard la présentation la plus laide possible parmi celles proposées par over-blog … et le choix fût difficile. Ce rose fluo et ce gris se sont finalement présentés comme une évidence. Comment mieux irriter l’œil ? Comment mieux insulter ce vers quoi nous cherchons tous, chaque jour, à tendre : la Beauté.

Ce site, c’est un peu comme un coup de pied dans les couilles du webdesign.

 

Ami lecteur du premier jour, tu te reconnaitras, et je te dois tout.

Tu as notamment fait de moi une « blogeuse » et si dans le langage commun, cela signifierait pour beaucoup que « j’ai 12 ans et que je parle de ma passion des chevaux » / « j’ai 14 ans et j’écris des poésies sombres et morbides aux  rimes indéterminées » / «  j’ai plus de 18 ans et je commente la mode et le maquillage » (tous ces blogues que je respecte néanmoins ! Si si, je t’assure !), nous avons pu prouver ensemble (et nous ne sommes pas les seuls) qu’un blog ça n’est pas que ça.

Ami lecteur, ta fidélité fût comme un soutient silencieux, un encouragement muet, une fée bienveillante penchée sur mon PC. Mais ce fût aussi elle qui criait à mes oreilles ta soiffe de nouveauté, qui me hurlait tel le Sergent Hartmann mes devoirs sans reprendre souffle. Je répondais « chef oui chef », les doigts en sang sur mon clavier, frénétique, en sueur, rédigeant compulsivement quelques articles de qualité variable.

 

Mais qu’est-ce-que j’aimais ça.

 

Moi, tirant d’une macération cérébrale aléatoire quelques lettres juxtaposées en mots, juxtaposés en phrases, juxtaposées en aberrations plus ou moins flagrantes, je t’alimentais de la mélasse douteuse des renâcles de mon cerveau. Tu dégustais mes conseils sages et avisés sur des toasts de second degré pour apprécier pleinement ce mets grossièrement subtil. J’ai considéré ça comme une forme d’intelligence.

 

Et malgré le statut public de ce blog, mes mots brandis à la face du monde, comme l’enfant brandit son pot rempli pour la première fois d’un bel étron fumant, ces mots donc, ne me rendront jamais célèbre. Enfin, bienheureuse que le succès ne frappa jamais à ma porte, je pu pleinement m’adresser à toi, mon lecteur d’élite, sans détours, sans tabous, sans contraintes, ni censure. Sans avoir à justifier mon vocabulaire, le sens de mes phrases, mes erreurs de style, ou mon orthographe parfois déplorable (si tu es un as de l’orthographe et de la grammaire, si tu te sens l’aspiration d’un relecteur bénévole, tout dévoué et salement exploité, envoi-moi un e-mail). Tu m’as suivie dans les méandres de ma plume virtuelle et de ses taches, toi qui es à même d’apprécier son ensemble indissociable.

Pour être libres, restons cachés.

 

Donc, c’est un merci. A toi, ami lecteur, pour ta fidélité depuis un an, ton humour, tes pauses café/clope/caca, tes séances d’oisiveté au bureau, dans les transports, sur ton canapé, dans ton lit (tripotage compris), ton bouche-à-oreille, et, bien sûr, l’inspiration que tu me donnes parfois. Toi qui suis assidument ces aventures sans lendemain, ces histoires brèves, ces conseils inutiles. Toi que j’ai croisé au hasard sur google, toi qui ne manques pas un seul article, ou même toi qui fuit à la vue de ce site tellement laid, ou toi que je ne fais pas rire.

 

Et pour les amis lecteurs qui nous rejoindraient en cours de route, voici la liste des articles les plus plébiscités via le bouton « j’aime » à ce jour (oui, le critère est discutable mais faute de mieux, on fait avec ce qu’on a !). Je ne sais pas si ce sont les « meilleurs », mais c’est à toi d’en juger après tout !

 

Caser son ami(e)

Be my wingman

Le rendez-vous galant

Grand Quiz de l’été : Quelle est la nature de votre relation ?

Tu crois que je lui plais ?

Eh merde … je crois que je lui plais …

Il était plusieurs fois …

Par the scientist - Publié dans : Au lecteur
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